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Petit portrait de Ronald Pauffert • #Arts et créations


J'ai rencontré Ronald dans un terrain vague et vaguement mystique à Montreuil vers 2020. Comme moi, il participait à cet événement en faveur des peuples premiers, entre rituels, chants et danses. Avec mon amie Tess, nous avons échangé de longs fous rires et discussions profondes. Le courant est passé. Le caractère pluriel est présent de manière singulière dans l'approche de Ronald car il s'inspire de différentes pratiques pour en créée une à sa sauce. Merci d'exister. PS : coworkeur de Oasis 21 si tu me lis, va à un de ses ateliers et te laisser surprendre. C'est valable pour toi aussi.





Pour entendre la version avec la voix, ouvre tes oreilles et le coeur...



Qu’est-ce qui t'émeut et te meut ?

C'est les émotions justement. Je me sens comme une sorte de petit paysan émotionnel. Je m'efforce de cultiver le champs de ma sensibilité comme un jardinier attentif et j'essaye de m'en nourrir de la façon la plus saine possible.


Qu'est-ce qui est au centre de ta vie aujourd'hui ?

Indubitablement, ma pratique. Ce qui est fondamentalement assez pratique puisque cette pratique a pour vocation d'intégrer un peu tous les aspects de la vie. Ma pratique consiste à vivre de la façon la plus vraie possible, sans négliger aucune dimension. Au finish, même quand je sort les poubelles du coup, c'est assez central :)


Comment prends-tu soin de toi ? C'est quoi tes ingrédients ?

J'essaye de ne pas donner trop d'importance à mes projets. Et ma technique c'est d'en lancer le plus possible en même temps. J'essaime. Je ne fais rien sur le long terme. Je n'accorde pas trop d'importances aux graines que je disperse. Je regarde ce qui prend et je suis le chemin à mesure qu'il se dessine. Ça m'évite de gaspiller trop d'énergie à faire en sorte que les choses se fassent. Les choses se font. Je suis le mouvement. Du coup il me reste du temps. Et pendant ce temps, bah je prends soin de moi.


C’est quoi ton premier souvenir autour de la thématique { Arts et Créations } ?

Ma toute première facilitation, je l'ai faite dans une grande fête autogérée, dans le désert espagnol, dans un grand espace qu'on avait monté avec des potes. J'étais avec mon amoureuse de l'époque qui est une super danseuse et on avait envie de partager notre expérience dans les pratiques. Sans prétention. On a juste mis un cadre à dispo. On a mis énormément de joie dans ce projet. Ça a trop bien marché, les gens sont devenu oufs. C'est aussi la seule fois de ma vie ou j'ai facilité sous psychotropes. Ça a mis la barre assez haute du coup...


Une rencontre marquante qui fait que tu en es là aujourd'hui...?

Mon amoureuse de l'époque avec laquelle j'ai posé ce projet. Cette pratique est née dans un joli cocon. On a ensuite pris nos chemins chacun de notre côté pour faire rayonner nos différences. J'aurai peut-être trouvé ce chemin sans elle. Peut-être pas. Toujours est il que quand je remonte le fil. Elle est là.


Qu’est ce que tu aimes raconter de ton projet des pratiques sommadéliques ?

Imaginer. Sentir. Danser. Expérience. Lâcher prise.



La question que tu n'aimes pas que l'on te pose...

Je n'aime pas trop qu'on me demande ce que je pense des gens, en général ou en particulier. Je ne suis pas non plus très au fait de l'actualité... donc souvent je zappe ces questions.



Quels sont tes apprentissages personnels à travers ce projet de conférence poétique et de tout cet univers visuel que tu as ?

Mes plus grands apprentissages sont de me détacher de ce que je fais. De ne pas m'identifier ni à mes projets ni à mes actes en général. L'avantage avec mon métier de facilitateur, c'est qu'il a tellement de possibilité de se mordre les doigts qu'il y du coup aussi beaucoup d'opportunités d'apprentissage. J'apprend à lâcher. Je suis responsable du cadre et pas de l'expérience des autres. C'est pas toujours facile. J'apprend encore mais je progresse et ça me permet de mettre de plus en plus mon énergie aux bons endroits. .



Qu’est-ce que t'évoque l’image de la mosaïque ?

C'est à la fois une belle opportunité de faire du neuf avec du vieux. Comme un message que rien n'est jamais fini. Qu'on est jamais non plus les autrices ou les auteurs de quoi que ce soit dans l'absolu. La vie réutilise tout. C'est elle la grande Autrice. J'aime aussi beaucoup cette esthétique qui me rappelle la mystique du vitrail. Dans tous les cas, c'est quelque chose d'assez transcendantal au final !



Si tu étais une question, tu te formulerais comment ?

En fait, je suis déjà une question. Je passe ma vie à essayer d'interroger l'existence, en tout cas le plus souvent possible car ça m'apporte beaucoup de tranquilité. Donc si je me formule en tant que question ce qui me viens c'est :

"ouech la vie, ça dit quoi?"


Quels sont les endroits-situations où le mensonge peut s'évaporer ?

Sans hésiter, dans l'action. Y'a rien de plus lumineux que le geste.



Comment ça se passe entre l'énergie argent et toi ?

Ma relation à l'argent a beaucoup bougé. Je suis passé par des phases où j'en ai eu vraiment très peu, des phases où j'en ai eu beaucoup... Même très jeune, je me suis retrouvé dans des situations plutôt compliquées, mais globalement je ne crois pas avoir jamais ressenti le manque d'argent. Quand j'ai pas d'argent, je ne dépense pas. Je peux vivre avec vraiment peu de choses. Pour moi l'argent ajd c'est juste un indicateur de ma capacité à matérialiser mes projets dans la matière.


Quelle place fais-tu au don dans ta vie ? Comment le vis-tu ?

Le don c'est un sujet que je garde pour moi. En parler ce serait contre productif. Et c'est pas pour faire genre le mec mystérieux qui donne de ouf... c'est pas du tout le cas. C'est juste que pour moi, en parler, c'est créer comme des "fuites" dans le processus. J'ai besoin de garder ça en vase clos pour mon expérimentation personnelle.


Imagine : Tu vas vivre le prochain trimestre sans carte bancaire, que ferais-tu ?

Je fonctionne la plupart du temps en cash, sauf sur le net... j'utiliserai paypal pour acheter des chaussettes si la pénurie me frappe pendant ce mois d'abstinence bancaire.



Imagine encore : Tu hérites de 40 000€, qu’en fais-tu ?

40K ça ne changerait pas grand chose à ma vie. 100K ok... là je me rachète un appart. 40K je les mets de côté pour les investissements qui se présentent si il y en a. Mais j'ai toujours un pécule de côté et j'essaye de pas trop m'éclater avec sinon j'achète des trucs qui m'alourdissent l'existence.



Si tu devais partager 3 « endroits où être » avec des porteurs de projets que tu affectionnes particulièrement ce serait...

Arf... j'ai tout mes potes qui sont partis de Paris. Moi j'ai mes filles ici... je préfère pas trop prêter attention à toutes ces initiatives auxquelles je ne peux pas vraiment prendre part pour l'instant. Je me connais, j'ai tendance à aller là où mon regard se porte. Après je suis allé à Notre Dame des Landes, dans différents setups dont une fois pour organiser une fête techno. J'avoue que j'avais été très marqué par ce lieu.



Pour suivre Ronald et ses actualités, c'est par ici :


 




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