Les Sauvages & Compagnie Lamento

May 21, 2018

{ Danse } J'ai vu danser 5 roseaux uniques et solidaires.

 

 

De quoi on parle ?

Avant de me lancer dans l'aventure,

je suis aller voir de quoi il en retourne dans la vision de la danse de Sylvère Lamotte.

En plus que des mecs musclés à l'affiche, t'aurais dit que t'avais aqua-poney toi ?

 

 

 

 

 

 

{ Cléa la spectatrice }

 

 


Spectacle "Les sauvages"

19 décembre 2017

 

 

 

 

 

Avant le début 

{ comme une didascalie}

 

Une dame s'accoudait avec son impunité d'enfant pour parler au rang derrière. 

Cet homme barbe toute jeune balançait un court instant la tête en arrière, l'assemblée assise autour.

Beaucoup de duos, homme-homme, qui jettent des regards pour se placer, parfois qui croisent des têtes connues. Ils écarquillent et tout sourire se trouvent une place pas trop mal. La salle est remplie, rendant rares et mal placés les velours rouges. 

Les plus vieux hommes ont des allures d'écrivains discrets ou de profs qui ont arrêté les punitions collectives depuis un bail ; ils ont l'air pédagogues. Les femmes sont ridées par le bonheur qu'elles maintiennent dans leurs yeux. Pourquoi ce type de femme fortes ont souvent les yeux bleus ? Elles pétillent. 

J'ai le temps d'observer jusqu'à leurs sièges les couples élégants retardataires.
Danseurs eux aussi ?

Je m’amuse parfois à essayer de distinguer ceux qui sont venus par soutien et amour des vrais spectateurs, curieux voire novices. 

Le staff un peu neutre, aimable juste ce qu'il faut et discret, attend avec la technique le bon moment pour lancer la sauce. Trois crânes dégarnis à portée de vue. Je la guette, la fin progressive des piaillements et des discutions tapissées dans le brouhaha, pour que les gros piliers de bois sur scène s'allument. La lumière baisse d'un ton.
Que les sauvages débarquent !

 

 

 

Après le salut 

{ FOCUS SPECTACLE }

 

C’est toujours intime. On a envie d'être mordu.
La danse et les expressions figées sur leurs visages, c’était puissant, lent aussi. 
Le néon du début faisait apparaitre des corps dessinés à la perfection. 5 mi hommes mi dieux, la mythologie on y a tous pensé.

Plusieurs tableaux, 5 ou 6. Le dernier étant le plus beau je trouve. À un moment, presque une pause, on sent le rythme d’un gang en mal de vivre sur les bancs d’une cité qui frappe en cadence. Avec de sacrés sourires ! Une ronde. 

Oui du bois partout. Qui tombe, en un fracas, qui ponctue des sursauts. Des portés-lâchés, beaucoup. En silence aussi, ces 5 corps sont uniques. Rares sont les solos, laissant toute la place à la force du collectif. Un fou parmi une foule passive, une fois. Ce même que l'on laisse pour mort sur un pic en bois. Ces êtres en quête de sens peut être, se malaxent et se soutiennent comme ils peuvent. J’ai senti la douleur qui emporte aussi, omniprésente presque, comme une mort vivante, entre ses tasso de bois qui forment des radeaux ou des églises quand ils n’enferment pas comme des cercueils.

Le rythme des premiers tableaux m’a gêné, j'avoue. Je restais loin d'eux. Le bourdonnement du début aussi était un peu long. Puis je m’y suis fait. Le stade de foot au ralenti était marquant, comme du subtile grotesque pas risible, plutôt fort. Puis les sons se font plus mélodieux. Je me dis que le choix d’installer le temps présent est profond, même s’il dérange. Et il peut, car il n’a pas d’artifice pour rendre vivant. C’est le temps de la vie qui passe. Pas habitués, nous autres.

Dire que ces corps étaient bouillants, oui.

De là à dire que j’aurais voulu les rejoindre danser, je n’aurai pas osé. Impressionnée.
Même si en rentrant dans le froid mordant, j'esquissais quelques mouvements, rattrapés par mes petits muscles.

Une performance, une prouesse à 5, 3 ou 2. Des corps masculins maitrisés de la tête aux pieds. Un solo d’un des membres de la troupe, Jérémy je crois, était particulièrement touchant. J’ai vu une sauterelle, ou quelque chose de tordu qui résiste, pli au vent et essaye encore.
Des roseaux sensuels et solides dans des bruits sourds d'un monde qui grouille. Un temps qui se répand lentement comme une caresse, le doute ou la mort. Sans vouloir résumer.

 

{ ACTU }

 

Les Sauvages vont en Avignon cet été 2018 ! 

La compagnie sera de nouveau en pleine création fin 2018-2019
À suivre...

 

 

 

{ Archives }

 

Entre les cigales, on entend Sylvère Lamotte​​
nous parler de sa vision du corps-à-corps
dans sa toute première création, RUINES

 

 

 

 

{ Nouvelle création }

 

 

" corps constellaires "

 

 

 

" Que je sois prise ou pas, c'était ça que j'étais venu dire"
Emérance, danseuse de Corps Constellaires

 

 

 

Cette création avec 22 amateurs a été une réussite à tous niveaux !
Sylvère Lamotte, chorégraphe de la compagnie Lamento nous confie qu'elle sert de belle base de travail pour la prochaine création 2019 de la compagnie, qui se nommera "Echo d'un infini". A suivre ! 

 

Article entier Corps Constellaires ici !  

 

 

 

 

créations de Sylvère Lamotte & Compagnie Lamento

Vers une critique plus officielle

Vers toutes leurs actus !
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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“ La prochaine fois, tu viens ?! “

  Cléa Mosaïque

 

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