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Petit portrait d'Alexandre Schiratti • #Nature et Vadrouilles

Dernière mise à jour : 31 mai


Je pense qu'il mangeait les genoux croisés sur un coin de la belle table du foodlab, ou bien jouait-il au ping-pong avec un collègue-complice à lui, la fois et toutes les autres fois où je le croisais. Si je devais raconter que ce tiers-lieu magique au coeur du 19e avait un voisin-gardien à l'oeil pétillant, ce serait assurément lui. Alexandre est pour moi un de ces mecs qui ne fait pas semblant de l'être, qui habite élégamment les moments d'ennui et qui sait parfaitement quand sortir la blague autant que l'argument qui tue, ou le silence patient qui a bien écouté. On me dit dans l'oeillette qu'à vélo, il a le mollet volontaire qui ne mollit pas. Le caractère pluriel est présent de manière authentique et singulière chez Alexandre ; je me souviens de cette soirée festive où il m'a dit, avec un élan qui ne cherchait pas à convaincre, qu'il prenait encore une autre direction, que demain il changerait de métier à nouveau, et qu'il l'adorerait, car il avait fait le tour "des secteurs engagés mangeurs de bras". PS : lire son livre ou prendre la route ? Les deux mon camarade !







Pour entendre la version avec la voix, ouvre tes oreilles et le coeur...





Qu’est-ce qui t'émeut et te meut ?

J’ai et j’ai toujours eu une grande curiosité. Envie de savoir comment les choses fonctionnent, pourquoi les gens sont ce qu’ils sont, pourquoi les paysages ne se ressemblent pas, où est le libre arbitre dans la somme de déterminants qui régulent nos vies. Et des choses plus terre à terre, comment tient debout une maison, comment on fabrique sa propre bière, comment on répare un dérailleur de vélo. C’est une énergie parfois difficile à canaliser mais qui pousse sans cesse à se mouvoir et qui invite en permanence à se retrousser les manches pour passer à l’action.


Qu'est-ce qui est au centre de ta vie aujourd'hui ?

Dans le désordre : les amis, Paris, la musique, le vélo, le travail, les amours, la famille, la paix intérieure


Comment prends-tu soin de toi ? C'est quoi tes ingrédients ?

J’essaie d’apporter un soin tout particulier au sommeil, ami trop souvent négligé dans une vie pleine de passions et de projets. Et puis manger des bonnes choses, simples et cuisinées maison. Et faire du sport aussi. C’est ça… sport, sommeil, alimentation, avec un petit rayon de soleil en plus si possible, conditions essentielles à une vie saine et épanouie :)


C’est quoi ton premier souvenir autour de la thématique { Nature et Vadrouilles } de le vélo... ?

Enfant, avec des roulettes à l’arrière, 50 mètres dans l’herbe, le début de l’aventure.


Une rencontre marquante qui fait que tu es là aujourd’hui ?

Il y a tout un tas d’expériences de vie qui m’ont fait entreprendre ce projet d’écrire un livre sur l’histoire du voyage à vélo mais j’en garderai deux : mon père, qui m’a emmené pour la première fois à vélo sur les routes de France et François Cavanna, et son récit inoubliable de la fugue à vélo pendant l’exode de 1940 dans son livre Les Russkoffs.



Quelle question tu n'aimes pas que l'on te pose ?

Quand je parle de vélo et qu’on me dit tout de suite que les cyclistes sont de dangereux délinquants parce qu’il leur arrive de brûler des feux rouges. C’est refuser le débat en agitant un poncif qui empêche d’avoir une pensée un minimum nuancée sur les mobilités urbaines. Mais heureusement quand ça arrive l’argumentaire est prêt et souvent implacable.


Quels sont tes apprentissages personnels à travers ce projet ?

J’ai appris qu’écrire un livre c’était presque que du bonheur, et qu’à ma grande surprise rares ont été les moments d’angoisse de la page blanche. J’ai appris plein de trucs que j’ignorais avant de m’intéresser à l’histoire du voyage à vélo : la grande place des femmes dans le vélo et du vélo dans les premières luttes féministes, la place du cyclotourisme dans l’émergence d’une écologie politique. Et forcément, en racontant toutes les aventures des pionniers du voyage à vélo, j’ai souvent eu très envie de repartir.



Qu’est-ce que t'évoque l’image de la mosaïque ?

Ça m’évoque toute une diversité de gens, de savoirs, de projets à faire, de livres à lire. Je prends conscience seulement maintenant que je ne pourrai pas « tout connaitre du monde » comme disait Simone de Beauvoir. C’est à la fois un crève cœur et le rappel nécessaire à se recentrer sur ce que l’on a déjà. Ou pour résumer, à essayer de trouver l’équilibre entre le repos et l’aventure.



Maintenant, allons plus loin et parlons cash !


Si tu étais une question, tu te formulerais comment ?

"Pourquoi ?" Je me la pose (un peu trop) souvent :)


Comment ça se passe entre l’énergie argent et toi ?

C’est drôle que tu parles d’énergie argent parce que c’est exactement comme ça que je le vois, l’argent. Comme l’énergie. Quand j’en ai, je le dépense, quand j’en n’ai pas, je ne le dépense pas, et je trouve ça très bien comme ça !


Quelle place fais-tu au don dans ta vie ? Comment le vis-tu ?

Ça m’arrive rarement de donner de l’argent à des actions caritatives. Ma charité est ailleurs, j’essaie juste d’être gentil, bienveillant, à l’écoute avec ceux que j’aime et aussi dans mon métier. J’ai toujours fait des métiers qu’on pourrait dire engagés et j’ai l’impression de contribuer au mieux de cette manière au bonheur commun.


Imagine : Tu vas vivre le prochain trimestre sans carte bancaire, que ferais-tu ?

Imagine encore : Tu hérites de 100 000€, qu’en fais-tu ?

Je retaperais une vieille bâtisse en pierre pour en faire une maison passive :)



Pour suivre Alexandre, c'est par ici ...

J’ai essayé mais je ne suis pas très réseaux sociaux, c’est comme ça. J’ai un Instagram @cyclopedist, mais je dois avouer qu’il est en jachère. Le mieux c’est de lire ce que j’ai écrit, Prendre la Route, une histoire du voyage à vélo, chez Arkhe éditions, à trouver dans toutes les bonnes librairies. Et puis prendre la route à son tour, et se croiser au hasard du chemin :)



Si tu devais partager 3 « endroits où être » avec des porteurs de

projets que tu affectionnes particulièrement ce serait ...


  • Volumes (Paris 19ème). Forcément, j’y ai passé les 8 dernières années de ma vie. L’équilibre parfait entre un lieu de travail, calme et intime en journée, et un lieu social le reste du temps.

  • La Solive (Nanterre). L’école où je me forme en ce moment à mon prochain métier, la rénovation énergétique des bâtiments. Un lieu où le savoir circule, où on apprend avec un seul objectif : passer à l’action. J’adore le projet.

  • Mutinerie Village (dans le Perche). Coworking et tiers-lieu rural, parfait pour se mettre au vert une semaine de temps en temps. Ils ont bâti un super écosystème dans le coin. C’est ça les tiers-lieux qu’on aime !

 




Tu as aimé ce petit portrait ?

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Echangeons ? Tu peux proposer ton projet à caractère pluriel et singulier pour qu'il rejoigne mes sacoches à pépites, sur la thématique qui te fait écho aujourd'hui !



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